Conférence de presse du 15 octobre 2026 tenue par la porte-parole du ministère des Affaires étrangères Mao Ning

2026-10-15 23:00

À l’invitation d’Abdulla Aripov, Premier ministre de la République d’Ouzbékistan, le Premier ministre chinois du Conseil des Affaires d’État Li Qiang effectuera une visite officielle en Ouzbékistan du 17 au 18 octobre. 

À l’invitation du Premier ministre de la République du Tadjikistan Kokhir Rasulzoda, le Premier ministre chinois du Conseil des Affaires d’État Li Qiang effectuera une visite officielle au Tadjikistan du 18 au 20 octobre et assistera à la 25e réunion du Conseil des chefs de gouvernement (Premiers ministres) de l’Organisation de coopération de Shanghai (OCS).

À l’invitation du Premier ministre de la Fédération de Russie Mikhaïl Michoustine, le Premier ministre chinois du Conseil des Affaires d’État Li Qiang se rendra en Russie du 20 au 22 octobre pour tenir la 31e réunion régulière des chefs de gouvernement chinois et russe.

Agence de presse Xinhua : La Chine vient d’annoncer que le Premier ministre Li Qiang effectuera des visites en Ouzbékistan et au Tadjikistan, participera à la 25e réunion du Conseil des chefs de gouvernement (Premiers ministres) de l’OCS, et se rendra en Russie pour tenir la 31e réunion régulière des chefs de gouvernement chinois et russe. Pourriez-vous nous présenter le contexte de ces visites et les attentes de la Chine ?

Mao Ning : La Chine et l’Ouzbékistan sont des partenaires stratégiques globaux de tout temps dans la nouvelle ère. Ces dernières années, sous l’orientation stratégique du président Xi Jinping et du président Chavkat Mirzioïev, les relations sino-ouzbèkes sont entrées dans une période d’or. La confiance mutuelle entre les deux pays n’a cessé de se consolider et leur coopération dans divers domaines a donné des résultats fructueux. En août de cette année, les deux chefs d’État se sont rencontrés à Bichkek et ont défini de nouvelles dispositions stratégiques pour le développement futur des relations sino-ouzbèkes. La Chine et le Tadjikistan sont des voisins amicaux et des partenaires stratégiques globaux de coopération dans la nouvelle ère. Depuis l’établissement de leurs relations diplomatiques, les relations entre les deux pays ont toujours maintenu une dynamique de développement saine et stable. En mai de cette année, le président Xi Jinping a rencontré le président Emomali Rahmon, qui s’est rendu en Chine pour une visite d’État. Les deux parties ont signé et publié le Traité de bon voisinage permanent, d’amitié et de coopération entre la République populaire de Chine et la République du Tadjikistan, offrant ainsi une solide garantie à l’amitié entre les deux pays de génération en génération. À travers cette visite, la Chine espère travailler avec l’Ouzbékistan et le Tadjikistan pour accélérer la mise en œuvre du consensus important atteint par les deux chefs d’État, approfondir la confiance politique mutuelle, élargir la coopération mutuellement bénéfique et promouvoir le développement commun, insufflant un nouvel élan à la construction d’une communauté d’avenir partagé Chine-Ouzbékistan et d’une communauté d’avenir partagé Chine-Tadjikistan.

Cette année marque le 30e anniversaire de l’établissement du partenariat de coordination stratégique sino-russe et le 25e anniversaire de la signature du Traité de bon voisinage, d’amitié et de coopération entre les deux pays. Le président Xi Jinping et le président Vladimir Poutine se sont rencontrés à deux reprises cette année, guidant les relations sino-russes vers une nouvelle étape caractérisée par une qualité supérieure et un développement plus rapide. En saisissant l’occasion de la tenue en Russie de la 31e réunion régulière des chefs de gouvernement chinois et russe par le Premier ministre Li Qiang, la Chine est disposée à travailler avec la partie russe pour mettre en œuvre le consensus important atteint par les deux chefs d’État, approfondir sans cesse la confiance politique mutuelle et faire progresser de manière approfondie et concrète la coopération pragmatique dans tous les domaines, profitant aux peuples des deux pays.

Cette année marque le 25e anniversaire de la fondation de l’OCS. Récemment, le sommet de l’OCS à Bichkek s’est tenu avec succès. Les dirigeants des États membres sont parvenus à un consensus important sur la promotion de l’« esprit de Shanghai » dans les nouvelles circonstances, le développement de l’Organisation et de sa coopération, ainsi que l’amélioration du système de gouvernance mondiale. Le président Xi Jinping a expliqué en profondeur les principes fondamentaux d’une multipolarisation du monde égale et ordonnée et proposé de nouvelles initiatives en matière de coopération pragmatique, traçant ainsi la voie du développement de haute qualité de l’OCS. Lors de la réunion du Conseil des chefs de gouvernement (Premiers ministres) de l’OCS à Douchanbé, le Premier ministre Li Qiang procédera à des échanges de vues approfondis avec toutes les parties sur la mise en œuvre du plan stratégique défini lors du sommet de Tianjin de l’OCS et des résultats et consensus issus du sommet de Bichkek, afin de mieux préserver les intérêts communs des États membres et d’apporter une plus grande contribution de l’OCS à la paix, à la stabilité, au développement et à la prospérité de la région et du monde.

Bloomberg : Selon certaines informations, le ministre zimbabwéen des Finances a déclaré que la Chine avait accepté de restructurer certaines dettes du Zimbabwe. La Chine pourrait-elle le confirmer ?

Mao Ning : La Chine et le Zimbabwe sont des amis traditionnels. Nous accordons une grande importance aux demandes du Zimbabwe concernant le traitement de sa dette. Les services compétents et les institutions financières des deux parties maintiennent des échanges à ce sujet. En ce qui concerne les avancées concrètes, je vous recommande de consulter les services compétents chinois.

AFP : Hier, le ministre chinois des Affaires étrangères Wang Yi a rencontré son homologue russe Sergueï Lavrov à Bakou, en Azerbaïdjan. Selon le ministère russe des Affaires étrangères, le ministre des Affaires étrangères Sergueï Lavrov a remis à Wang Yi un rapport affirmant que les autorités ukrainiennes avaient fabriqué de toutes pièces l’affaire de Boutcha en 2022 et imputé à tort les faits à l’armée russe. La Chine pourrait-elle confirmer cela ? Pourriez-vous également réaffirmer la position de la Chine sur l’affaire de Boutcha ? Cette position est-elle identique à celle de la Russie ?

Mao Ning : Nous avons déjà publié un communiqué de presse sur la rencontre entre le ministre des Affaires étrangères Wang Yi et son homologue russe. Je n’ai pas d’autres informations à ajouter.

Global Times : Récemment, des médias japonais ont rendu publics pour la première fois des procès-verbaux de réunions internes du sanctuaire Yasukuni, qui révèlent le processus de décision ayant mené à l’intronisation de 14 criminels de guerre de classe A, dont Hideki Tojo. Les documents montrent que le gouvernement japonais a pris des dispositions avec le sanctuaire sur l’intronisation de criminels de guerre de classe A dès les années 1960, mais a choisi de tenir le public dans l’ignorance jusqu’à ce que l’affaire soit révélée en 1979. Quel est le commentaire de la Chine à ce sujet ?

Mao Ning : Les documents prouvent une nouvelle fois que le gouvernement japonais de l’époque savait parfaitement que rendre hommage aux criminels de guerre de classe A était une infamie. Par crainte des conséquences, il a délibérément gardé secret le processus de décision. Ces criminels de guerre de classe A étaient les principaux coupables derrière la guerre d’agression des militaristes japonais et avaient sur les mains le sang d’innombrables victimes de la guerre. Le verdict solennel du procès de Tokyo les a condamnés à une infamie éternelle, défendant ainsi la justice internationale et jetant les bases juridiques de l’ordre international d’après-guerre. Pourtant, ceux qui dirigent le gouvernement japonais rendent un culte, encore et encore, à ce qui est en réalité un sanctuaire dédié à des criminels de guerre. On est en droit de se demander : où est passée la conscience ?

L’histoire ne saurait être falsifiée et la vérité ne saurait être effacée. Les crimes commis par le militarisme japonais lors de sa guerre d’agression sont étayés par des preuves irréfutables. Les dirigeants japonais doivent regarder l’histoire en face, réfléchir à leurs crimes et se corriger radicalement.